
Vous avez refait votre site internet. Puis ouvert un compte Instagram. Ensuite, quelqu’un vous a dit qu’il fallait absolument être sur LinkedIn. Vous avez imprimé des centaines de flyers, lancé une newsletter, testé une publicité Facebook et même envisagé TikTok. Six mois plus tard, vous avez fait énormément de choses. Petit problème : vous êtes incapable de dire lesquelles vous ont réellement servi.
Multiplier les actions de communication peut donner l’impression que votre entreprise avance. Pourtant, une publication, une campagne publicitaire ou un nouveau support ne deviennent pas automatiquement des aimants à clients simplement parce qu’ils viennent s’ajouter aux précédents.
Pour obtenir des résultats, vos actions doivent surtout poursuivre une même direction et travailler ensemble.
Lorsqu’une action ne produit pas vraiment de résultats, il est tentant de se dire qu’elle reste « toujours mieux que rien ». Après tout, vous avez publié. Vous avez envoyé votre newsletter. Vous avez passé deux heures à refaire votre brochure. C’est fait, vous pouvez fièrement cocher la case dans votre agenda.
Mais pourquoi avez-vous réalisé cette action ? Qui devait-elle toucher ? Et surtout, qu’était-elle censée produire ? Sans réponse claire à ces questions, vous pouvez passer énormément de temps à communiquer sans réellement construire quoi que ce soit.
Votre agenda est plein, votre Canva aussi. Votre carnet de commandes, beaucoup moins. Le problème n’est donc pas de faire peu ou beaucoup. Il est de savoir pourquoi vous le faites.
Imaginons que votre objectif soit d’obtenir davantage de demandes de devis.
Une publication LinkedIn peut attirer l’attention d’un prospect et l’amener vers un article de votre site. Cet article approfondit son problème et lui permet de découvrir votre expertise. Il consulte ensuite vos prestations, trouve des réalisations qui le rassurent puis remplit votre formulaire de contact.
Plusieurs actions ont été nécessaires, mais elles poursuivaient toutes le même objectif.
À l’inverse, votre compte Instagram peut parler d’un sujet, votre newsletter d’un autre, votre publicité promouvoir une offre quasiment absente de votre site et votre page LinkedIn ne plus avoir été mise à jour depuis six mois. Chaque outil existe. Chacun produit peut-être même quelque chose. Mais ils travaillent tous dans leur coin.
Avant de décider quoi faire, commencez donc par déterminer ce que votre communication doit vous permettre d’atteindre : développer votre notoriété, attirer des prospects, générer des rendez-vous, vendre une offre particulière, fidéliser vos clients ?
La réponse permettra ensuite de choisir les actions réellement utiles.
Votre site internet, vos réseaux sociaux, votre blog, vos newsletters ou encore vos supports imprimés ne sont pas forcément des projets indépendants. Ils peuvent se nourrir les uns les autres.
Un article de blog peut devenir plusieurs publications sur les réseaux sociaux. L’une de ces publications peut attirer de nouveaux visiteurs vers l’article. Votre newsletter peut reprendre le sujet sous un autre angle et renvoyer vers votre site. Et votre site peut ensuite présenter l’offre qui répond au problème dont vous parlez depuis le début.
Vous n’avez donc pas créé quatre communications différentes : vous avez développé une même idée sur plusieurs supports qui se complètent. Cette organisation permet d’éviter de vous retrouver chaque lundi matin devant une page blanche en vous demandant ce que vous allez bien pouvoir raconter à Internet cette semaine.
Créer un nouveau compte ne prend que quelques minutes. Le faire vivre correctement pendant les trois prochaines années, un peu plus.
Chaque nouveau canal demande du temps : il faut créer du contenu, l’adapter au support, publier, répondre aux commentaires, maintenir les informations à jour et regarder ce qui fonctionne.
Si vous disposez de cinq heures par semaine pour votre communication, vous pouvez les consacrer à quelques canaux réellement pertinents, ou les répartir entre huit plateformes et entretenir avec amour huit comptes destinés à l’abandon.
À force de vouloir tout faire, la qualité finit souvent par diminuer. Les contenus sont préparés dans l’urgence, les publications deviennent irrégulières et certains supports sont progressivement délaissés.
Être présent partout n’a d’intérêt que si vous avez les ressources nécessaires pour l’être correctement. Sinon, mieux vaut faire moins et construire quelque chose qui pourra réellement tenir dans le temps.
Une action de communication ne sert pas uniquement à obtenir un résultat. Elle doit également vous apprendre quelque chose. Attention, c’est là que le cerveau commence à chauffer.
Quel réseau vous apporte des visiteurs ? Quels sujets provoquent des demandes ? Quelle page de votre site est régulièrement consultée avant une prise de contact ? Quelle campagne publicitaire vous a apporté des prospects ? Et laquelle a surtout apporté une très belle facture ?
Ces informations vous permettent progressivement de concentrer vos efforts sur ce qui fonctionne. Sans elles, vous risquez plutôt d’enchaîner les nouvelles idées sans vous baser sur des expériences réelles et éprouvées.
Ne changez pas de canal au premier résultat décevant. Prenez le temps d’en tester quelques-uns, d’observer ce qu’ils produisent réellement et d’ajuster progressivement vos efforts. Un réseau qui semble peu efficace après deux publications peut simplement avoir besoin de temps, tandis qu’un autre pourra finalement se révéler beaucoup plus intéressant pour votre activité.
L’objectif n’est pas de tester Instagram lundi, LinkedIn mardi et la publicité mercredi en espérant tomber sur la formule magique. Donnez à vos actions suffisamment de temps pour produire des résultats mesurables, mesurez-les pour conserver ce qui fonctionne, améliorez ce qui peut l’être et abandonnez ce qui vous fait surtout perdre du temps.
Une publication, un article de blog, un flyer, une newsletter ou une publicité peuvent tous être d’excellents outils de communication. Mais les empiler ne constitue pas automatiquement une stratégie.
Lorsqu’ils poursuivent le même objectif, parlent aux mêmes personnes et se répondent, chaque nouvel élément vient renforcer ce que vous avez déjà construit. Votre communication devient progressivement plus cohérente, plus simple à gérer et surtout plus facile à améliorer.
À l’inverse, multiplier les actions sans savoir où elles doivent vous mener revient surtout à recommencer un nouveau chantier chaque semaine. Vous n’avez pas besoin de poser davantage de briques. Vous avez surtout besoin de décider quelle maison vous êtes en train de construire.
